Crap 80

Crap 80
Vendredi 15 et Samedi 16 Juin 2007

Cette fois ça rigole pas. Épreuve de CFE.

Baccalauréat Technologique Sciences et Technologies de Gestion
Comptabilité et Finance d'Entreprise, Session 2007 (usage des calculatrices autorisé !)

Nous disposons de quatre heures. Une heure seulement est obligatoire. Coefficient 7.

Quatre dossier à compléter. Des questions de cours, des enregistrements, des bilans à analyser, des comptes de résultats, des factures à vérifier, des annexes à remplir.
Et c'est là que l'on voit l'intérêt d'avoir un prof tendu du cul toute l'année. L'épreuve est trop simple. Seulement trois questions auxquelles je n'ai pas répondu. Elle correspondent à environ 2 points sur 20. Sinon les quatre dossiers sont sur 140 points.
J'ai eu le temps de tout faire, à part les trois questions, et je termine juste à temps.

Putain, j'ai réussi mon épreuve de CFE ! Waouh, c'est impensable. Et pourtant, je repars vraiment confiant.

L'après midi, c'est LV2, Espagnol.

Baccalauréat Technologique Sciences et Technologies de Gestion
Espagnol, Session 2007 (usage des calculatrices non autorisé...)

Nous disposons de deux heures. Une heure seulement est obligatoire. Coefficient 2.

Le sujet : (EN COURS, un truc sur un voyageur)

Là aussi j'ai trouvé facile. Que du relevage. Mais si c'était que moi ! Non, depuis le début des épreuves, tout le monde trouve facile.

Ha, enfin 16h, je quitte la salle, je me prépare pour ce soir. Oui je me prépare, je dois revoir quelqu'un qui me tient à c½ur, mais avant des amis.
La soirée, je vais chez un pote, d'autres sont déjà là. Au Fair Play, on retrouve d'autre potes, dont les trois mecs dont je ne cesse de vanter les mérites, que j'avais rencontré il y a déjà quelques semaines (crap 58). Et ho, mon téléphone qui sonne, je reçois un SMS.
Et bien non, elle ne vient pas. Subitement, je n'ai plus envie de boire, j'ai envie de vomir, les cafards se baladent dans ma tête, je me pose dans un coin, je croise les bras. J'attend. Qu'elle réponde. Je m'en doutais de toute façon.
Je n'aurais des explications que le lendemain. C'est inhumain une attente comme ça.

Samedi. Je fais rien.
Sous la douche, la tête posée contre le mur, le jet me fouettant le dos. Déprime ?
Je révise un peu pour lundi. Je sors voir des amis parce qu'autrement je vais exploser. Moment sympathique, à se griller une ou deux petites clopes...

Vers 20h, elle appelle, et je connais le fin mot de l'histoire. Bon, que faire ? Attendre ?
C'est une idée, ça en vaut vraiment la peine, mais pour l'instant ça sera, télé-lit-peluche.
Une peluche qu'elle a touché. Alors c'est comme si je la touchais, comme après boire à la bouteille après quelqu'un d'autre...

« Désolé », quand un SMS peut devenir un poème...


Marc CONSTANTIN (17 juin 2007)

(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)

# Posté le dimanche 17 juin 2007 13:27

Modifié le dimanche 17 juin 2007 13:47

Crap 79

Crap 79
Mercredi 13 et Jeudi 14 Juin 2007

Aujourd'hui, épreuve d'anglais.

Baccalauréat Technologique Sciences et Technologies de Gestion
Anglais, Session 2007 (usage des calculatrices interdit...)

Nous disposons de deux heures. Une heure seulement est obligatoire. Coefficient 2.

Le sujet c'est: A clinic for computer games addicts.

Une bonne partie de la classe, ainsi que moi, on a trouvé assez simple.
Partie question facile, partie rédaction aussi. J'espère une bonne note.

Après cette épreuve de BAC, je rentre chez moi avec un ami. Juste quelques minutes. Il joue à la Wii, et moi je me connecte à MSN.
J'attendais des nouvelles de quelqu'un depuis presque trois jours complets. Je me disais qu'il y avait anguille sous roche. En effet, pas manqué.
J'en ai vraiment marre de tout ça. Ma vie est un calvaire depuis Septembre 2006.
Pour faire simple, j'ai redonné confiance en une personne qui il y a peu de temps m'avait fait un « sale coup ». Peut-être que je l'avais « mérité », mais depuis ça j'avais encore changé, m'étais amélioré. Mais non.
Alors tout ce qu'on s'est dit, tout ce qu'on a fait, tout ça c'est de la pisse.
Les pseudos, les messages, ce n'est que de la couille en bâtons. Je pourrais construire une cabane tellement j'en ai.

Je me suis fait baiser une fois, ça arrive. Une deuxième fois, parce que je suis pas rancunier, je fais confiance encore, je me pose dans ma tête, sans stress, ni rien. Et je me refais enculer, au moment le plus crucial, et de surcroît en pleine période d'examens.
Je crois pas que je me ferais entuber une troisième fois. Ça non.

Pas un au revoir, pas un merci, pas un merde. Rien.

Que je regrettes que ça n'ai pas marché pour cause de distance avec cette petite bordelaise. Ça a duré peu de temps, mais le temps que ça duré, au moins j'étais pas déçu.

À la base je devais être beaucoup plus trash sur cet article mais j'en ai oublié les idées. Pourtant dans mon lit j'avais toutes les phrases, des choses immondes à lire, que je me serais fait un plaisir à écrire.

Jeudi. Repos, révisions.
Je pleure même pas, ça sert à rien. Je vomis pas. Je prend pas d'anxiolytiques.

Un moyen de décompresser, envoyer des SMS cons à tout mon répertoire. Et parler de ses soucis à des gens qui prennent un tant soit peu d'intérêt à me porter. Merci à eux.

Mais le matin, je me lève tôt car j'ai rendez-vous. Avec une fille formidable. Ce genre de fille que dès qu'on la voit, on se dit qu'elle est inaccessible, qu'elle n'est pas pour nous. Pour une fois c'est du concret, une fille que je connais assez, que j'ai déjà vu plusieurs fois. La première fois je me disais que ce n'était pas possible. Elle avait un copain, et moi je venais de me faire larguer, j'étais en pleine déprime. Juste la voir, une fois, l'alchimie avait opérée.
Puis une seconde fois, une troisième, et ça se renforce à chaque rencontre.

Et je m'aperçois que tout deviens possible. Elle n'a plus de copain, moi pas de copine.
Pourquoi ? Pourquoi est-ce que ça ne fonctionne pas ? (Oui, ça ne vas pas fonctionner.)
Ce Jeudi 14 Juin, je passe trois des meilleures heures de ma vie, à ses côtés. Je commence vraiment à lui montrer ma sincérité, je lui parle de ce que je ressens. Je remarque un moment, que la pupille de ses yeux se dilate.
Cette image reste gravé dans ma tête. Plus tard je recherche sur Internet, et la dilatation des pupilles est synonyme de bonheur. Coïncidence ou pas, j'aimerais croire à ma version, et pas au fruit du hasard ou à une autre hypothèse.
Je dois la voir demain. Normalement.

Salut c'est Fernando. Tu veux faire des rencontres coquines avec les hommes gays de ta région ? Alors envoie (Nom du prof de CFE) au 88411, plans comptables et clients douteux au RDV... (0.35¤ par SMS, surcoût selon opérateur).


Marc CONSTANTIN (17 juin 2007)

(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)

# Posté le mardi 12 juin 2007 20:32

Modifié le dimanche 17 juin 2007 13:50

Crap 78

Crap 78
Lundi 11 et Mardi 12 Juin 2007

Jour de BAC. Écrit de Philo. Et cette connasse qui nous a rien fait apprendre. Obligé de choper les cours sur internet. Des profs ont déjà été traduits en justice pour ce genre de faute.

Quatorze heures. Est-ce un plaisir de revoir tous les gens de ma classe, ou un supplice ?
Non, un plaisir, ça se passe dans la bonne humeur.
C'est officiel, le BAC là, ça rigole plus.
Enfin moi j'en rigole, j'applaudis le mec qui sort au bout d'une heure, mais je me fais engueuler...
Bref, on s'installe, à la table qui nous est destinée. On remplit la feuille bizarre, avec tous les renseignements bizarres en tête de page, et au top départ, les sujets sont distribués.

Baccalauréat Technologique Sciences et Technologies de Gestion
Philosophie, Session 2007 (usage des calculatrices interdit...)

Nous disposons de quatre heures. Une heure seulement est obligatoire. Coefficient 2.
Le sujet ne devra traiter qu'un seul des trois sujets proposés, parmi :
-Les échanges favorisent-ils la paix ?
-Les lois sont-elles l'½uvre de la raison ?
-Questions sur un texte, suivi de l'opinion fait-elle obstacle à la science ?

Je prend le sujet 3, le texte avec les questions. Auparavant, j'avais pris le sujet 1, mais je n'avais pas assez d'idées. J'aurais fait 20 lignes au maximum.

Je voulais mettre une citation débile du genre « Pluie en août, flaques sur la route », signé Nietzsche, mais si le correcteur le prend mal, c'est comme ça qu'on plante un devoir.
Mais en même temps, si il est cool, ça passe. C'est quitte ou double. J'ai joué la carte de la prudence.
Au bout d'une heure, délai minimum, un gars part, alors j'applaudis, comme j'ai dis, et c'est plutôt mal pris. Ils se succèdent tous, en deux heures, il reste environ la moitié de la classe.
On est pas vraiment des philosophe. Faut voir la misère qu'on a mis en cours aussi...

Fin de l'épreuve, je récupère mon carnet scolaire, le truc qui me piste depuis la seconde.
Il est pas des plus glorieux, mais il fait l'affaire. De toute façon je vais en faculté, donc pas besoin.

Début de soirée chez un pote, puis je rentre chez moi. Je tape mes articles, coupure de courant générale. Chiotte. Même pas le temps de poster. Il fait chaud la nuit, je dors fenêtres ouvertes.

Mardi. Ba je révise l'anglais. Je regarde Friends en vostfr, et Jackass le film 2, une tuerie, je suis fan de ce genre de conneries grasses. Je lave la voiture, elle est toute belle.
Et là, au moment de l'écriture, je sens que quand je vais rentrer je vais me faire défoncer, car demain c'est BAC, et qu'il est tard...

C'est de qui, je ne sais pas, mais dans mes cours j'ai trouvé: "L'expérience est toujours singulière et ne se partage pas".


Marc CONSTANTIN (12 juin 2007)

(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)

# Posté le mardi 12 juin 2007 18:06

Modifié le mardi 12 juin 2007 18:47

Crap 77

Crap 77
Samedi 9 et Dimanche 10 Juin 2007, Cognac / Poitiers

Lever à huit ou neuf heures, je sais plus trop, mais c'était pour rendre service.
Puis on m'a offert un petit manga, mon manga mensuel, ce mois-ci j'ai opté pour un Yotsuba& (non, ce n'est pas une faute de frappe).

Voilà seize heures. Direction Poitiers. Je remercie Virgin, car être illimité, quand on s'ennuie un petit peu, c'est pratique. Un SMS pour toi, un autre pour toi. Un peu plus pour toi, parce que je t'aime bien. Un peu moins pour toi parce que tu répond pas.

Ma s½ur arrive ! L'heure de passer à table. Apéro, tout en ouvrant les cadeaux. Oui, je fête mon anniversaire ainsi que celui de ma s½ur. En retard, mais... plus c'est long, plus c'est bon ! Je parle en terme de durée, de temps... Pas de... Enfin bref.
Je suis gâté. Et en plus c'est une bonne soirée ! Des SMS à table, c'est malpoli. Mais il y a mon demi-frère à côté de moi qui m'en envoie, alors je réponds. Décidemment c'est bon d'être illimité. Ça commence par deux wisky-coca en apéro donc, puis du vin rouge, du rosé, du cognac et du champagne en dessert. Voilà pour la boisson. Entrée, putain, des tomates « c½ur de b½uf », avec de la mozzarella, suivi d'un barbecue, puis d'un gâteau et un petit café.
Pour la première fois, mon père me paye une clope. J'ai demandé, ça ne vient pas de lui même. Puis une deuxième. C'est la première fois que je fume devant lui. Et devant ma belle-mère. Et ma demi-s½ur. En fait c'est mon anniversaire, et je suis défoncé par l'alcool.
Je vomis plus, c'est ça qui est bon. Je m'endors sur mon portable et un manga.

Une nuit chaude. Peu de sommeil. Cinq heures à peines.

Dimanche. Dur dur... Je prend le TGV à 9h26 pour Cognac.
Le TGV c'est froid, les gens parlent pas, enfin si, à leur téléphone portable. On est tous serrés, les uns contre les autres. On peut pas se mettre où on veut, on a une place précise, et c'est très chiant de réveiller son voisin pour se mettre côté fenêtre comme c'est écrit. Ambiance peu chaleureuse. Le gars, je sais pas si je le gène, mais il partira au wagon-bar un peu après.
Arrivé à 10h10 à Angoulême. Je repars à 10h18, en TER beaucoup plus confortable, même s'il s'arrête aux petites gares, mais je préfère ça. Me voilà à Cognac à onze heures.

Et puis je sais pas pourquoi, mais j'avais trop d'érections dans ce train. Je bandais dur, j'avais des triques sèches, la bite en feu, et je sais pas pourquoi...

Dans la journée j'irais voter écolo, pour le député vert de ma circonscription.
Révisions aussi, et forte joie ressentie en branchant pour la première fois ma Wii à ma connexion internet.

Je peux enfin refaire des photos.


Marc CONSTANTIN (12 juin 2007)

(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)

# Posté le lundi 11 juin 2007 17:35

Modifié le mardi 12 juin 2007 17:30

Crap 76

Crap 76
Vendredi 8 Juin 2007, Cognac / Saintes

Révisions. Encore. Cette fois, j'attaque le CFE, la comptabilité quoi, le gros morceau du BAC, coefficient 7. Un gros doute. Je vais l'avoir ce BAC ou pas ? Trop tendu. Du stress, tout ça, en relisant ces foutus cours, pleins de Stabilo bleu, vert et rose.
Puis le soir, c'est décidé je sors. À Saintes.
Un pote m'a proposé alors je dis oui, et en plus il y a un concert d'un ami à lui, alors carrément !

Vingt heures. Après une douche et m'être pomponné comme il faut, j'enfile un t-shirt, celui dont le logo est imprimé dedans, donc qui se porte à l'envers. Toujours marrant de voir les réactions du genre « t'as les coutures à l'envers, c'est normal ? ».
Je prend ma petite Clio, en route pour Saintes, voir des amis donc.

L'arc de triomphe... C'est où ? Bon je me gare sur le parking le plus proche pour appeler mon pote, mais en fait c'est bon, je suis déjà sur le parking de l'arc de triomphe. C'est déjà ça de fait. On attend maintenant une amie, avant d'aller au Taket, un local d'une association, qui organise de petits concerts, et parfois avec des groupes connus, de toutes nationalités. D'autres gens nous rejoignent, et au moment de rentrer on prend connaissance que l'entrée est à 5 euros, chose imprévue. Dans la précipitation, on perd 2 personnes et en attendant, on file au bar, le Salisbury's Pub. C'est un bar, comment dire, super sympa, bien posé, avec plusieurs salles, des tapis partout, et un éclairage rouge, du plus bel effet. Très intimiste. Petite partie de fléchettes, et je crois avoir « gagné » s'il y avait un réel gagnant.
Petit café et cigarette. Le seul point faible de ce bar est, je trouve, sa clientèle. Les jeunes petits riches qui veulent faire pas comme tout le monde, fréquenter des endroits « cools ».

Mon point de vue est comment dire, réducteur, voire méchant, mais comme j'ai dis pour me défendre, s'il existe des endroits où tu peux pas rentrer avec des rastas, des fringues de bawas, de skateur, de hippies, de roots, parce qu'il faut être classe, cheveux courts avec du gel, ou voire mieux, costar cravate et tout le tintouin, et bien il devrait exister des endroits interdits aux gens classes, bourgeois, de la jeunesse dorée sur laquelle je chie.
Mais ça n'arrivera pas, simplement parce que les gens biens sont plus ouverts d'esprit.

Les gens qui étaient au Taket (oui, on comprend maintenant le nom de l'endroit, et par ici même le jeu de mots), viennent nous rejoindre. On prend alors un pot sur la terrasse, pour moi ça sera une bière, un peu dégueu, mais bon je la finis quand même.
On retourne à la petite salle de l'asso, et on discute avec des gens. Ainsi la soirée s'achève. J'appelle une amie pour savoir si ma soirée peut continuer sur Cognac, sans succès. Alors je rentre, dormir...

Il n'y a pas longtemps, j'ai sorti une crotte de nez fluo.


Marc CONSTANTIN (11 juin 2007)

(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)

# Posté le dimanche 10 juin 2007 13:15

Modifié le mardi 12 juin 2007 18:19