Jeudi 22 février 2007, 10h environ
Le lycée. Cet endroit où tu peux soit prendre conscience de la réalité, soit carrément t'en décrocher.
Après une bonne séance de volley, tu retournes dans les vestiaires. Tu t'en prend dans la gueule, des moqueries sur les gens que tu rencontres via le net. Quand comprendront-ils que je ne suis pas un
MSN-addict! Jamais sûrement, je connais ce genre de personnes, j'étais pote avec ça avant...
Alors je pense encore à elle, si lointaine et pourtant il suffirait de pas grand chose.
Puis je me pose dans cette cour pour la pause de 10h, besoin d'être tranquille, se retrouver seul, comme ça m'arrive parfois. Je trouve un endroit tranquille, enfin je crois. Pourquoi les gens te passent devant, se tapent la bise devant toi, alors que tu a besoin d'espace? Bref, la cour n'est pas à moi, alors je ne dis rien, j'écoute mon son.
Heureusement qu'il y a le son.
Lunatic calm,
Meltdown, ça me fait penser à mon court-métrage que j'ai fait, "
Une Journée de Merde", puis cette journée est typiquement une journée pourrie.
En plus, il pleut.
J'ai bien une bonne note en espagnol au bac blanc, ça remonte le moral, mais au total ça ne fait pas la moyenne, alors bon, je re-scotch ma gueule de 3 kilomètres de long.
Les cours se suivent et se ressemblent, envie de rien (si d'une chose mais bon...).
Pause de 16h, j'ai envie de faire un tour. Forcément, un petit tour, j'ai cours après, mais c'est toujours ça de pris.
Voilà qu'on m'accoste, qu'on me tient la jambe. J'aime bien tout ces gens, mais là j'ai envie que d'une chose, de me barrer. Je suis poli, alors je prend sur moi-même.
Voilà, c'est fait, je me casse, j'enfile mes
écoutilles (mes écouteurs mais c'est plus marrant les écoutilles). Je dis bonjour et tchatche vite fait avec d'autres géneurs (ils sont gentils hein, mais je voulais me barrer! me casser! partir ciao bye bye !!!), et j'enfonce mes putains d'écoutilles mais la droite déconne.
Pas de chance jusqu'à maintenant. Mon lecteur
MP3 qui me bouffe mes piles en 1h à peine, les écouteurs qui déconnent.
Je rétablis l'affaire comme je peux, je me casse du bahut, prennant dans la gueule quelques fumées de clopes. Le soleil est encore là, et comme la veille
(crap 3), il me réchauffe le visage, juste assez, ça va, c'est agréable.
Ensuite je vois des amies, des gens que je connais bien, papotons deux minutes, histoire de dire que tant que je dirais pas "ça va les gens" c'est que ça n'ira pas, alors ne posez plus la question. On discute vite fait sur "qu'est-ce que le bonheur?", mais me contredisant moi-même, je pars, pour aller en cours. Philo, ça tombe bien !
Fin de journée, j'attend.
Je deteste attendre. Bon je rentre à pattes, pas de musique, tant pis.
Je me rentre et je retrouve
Friends devant du pain-beurre-
Nutella.
Plus tard, prise de tête, j'ai cru perdre mes clés, je me tape les feux pour venir taper cet article et aussi j'apprend qu'une personne importante ne dis plus bonjour à ma mère, pourtant, y'a pas de quoi.
Fin de journée, maintenant. Un peu long cet article. De toute façon que peut-il m'arriver de pire ce soir? Rien. Ah si, un truc. Mais bon...
J'en conçois, je suis pas à plaindre, loin de là, mais c'est juste que tant qu'il me manque ce quelque chose, je ne pourrais être pleinement satisfait.
Sale temps pour les réveurs.
Affaire classée...
Marc CONSTANTIN (22 février 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)